≡ Menu

Cette semaine, j’accueille Brigitte Schabaillie dans l’émission web « Des Experts pour Trouver Sa Passion ».

Brigitte est art thérapeute et auteur de « Quand la créativité ouvre le cœur ». Pour cette interview, Brigitte m’a reçu dans son cabinet qui est une jolie maison en pleine nature ! La douceur de Brigitte associée aux chants d’oiseaux m’ont vraiment fait du bien 😉 ça change de Paris !

Vous connaissez déjà Brigitte si vous avez lu le guide gratuit « Les Meilleurs Conseils de 18 Experts pour Trouver Sa Passion ».

Dans cette émission, Brigitte nous parlera de :

  • l’art thérapie
  • d’un exercice en art thérapie pour mieux se connaître 😉 que j’ai trop aimé !
  • son parcours personnel
  • son premier livre

Et comme elle a été très généreuse dans le partage d’exercices, il y aura d’autres vidéos qui vont suivre 😉

J’ai moi-même déjà choisi d’être accompagné en art thérapie pour réaliser mes projets parce que j’adore tout ce qui est ludique ! 🙂  Alors si vous voulez apprendre à devenir vous-même tout en vous amusant, c’est parti ! 😉

Cliquez ici pour télécharger le guide gratuit « Les Meilleurs Conseils de 18 experts pour Trouver sa Passion » 

Transcription texte de la vidéo :

  • Peux-tu nous présenter l’art thérapie évolutive?

Brigitte Schabaillie: C’est une méthode d’accompagnement de la personne à travers l’utilisation de l’art. Il y a différents médiateurs artistiques que ce soit le dessin, la peinture, le théâtre, la sculpture, la danse, le chant…donc c’est très varié.

La caractéristique de l’art thérapie évolutive est que d’une part, on utilise principalement le dessin avec des pastels secs. Parce que les pastels secs, ça présente une palette de couleurs très large, et le pastel sec est doux. Donc, on peut vraiment y passer la main pour apporter des modifications, des évolutions éventuelles au dessin.

Et dans l’art thérapie évolutive, il y aura une interprétation des dessins qui vont être faits ;

une interprétation symbolique et psychologique.

Et la personne peut être amené à faire évoluer son dessin, à le transformer, voire à le brûler, à le lâcher, donc le déchirer dans un premier temps et le brûler.

Parce que le fait de brûler un dessin, c’est un acte de purification par excellence ; on nettoie.

C’est un peu comme l’oiseau le phénix qui renie de ses cendres, donc là c’est la même démarche.

La personne va brûler son dessin dans l’objectif de lâcher quelque chose :

  • une croyance limitante
  • des émotions qui sont trop envahissantes

pour transmuter ce blocage.

Il y a un vide qui va se créer. Le vide appelle le plein et elle va pouvoir le remplir de :

  • qualités
  • de nouvelles croyances ressourçantes (et non plus des croyances limitantes)

Donc, c’est tout ce travail, ce processus évolutif que l’on retrouve vraiment dans l’art thérapie évolutive.

C’est l’inconscient qui va s’exprimer, d’où la nécessité de décoder ce que nous dit l’inconscient de la personne.

Et ensuite, la personne va pouvoir mettre des mots sur les informations qui ressortent dans le dessin, et consciemment, elle va faire évoluer son dessin : soit le brûler soit le découper.

Donc là, c’est vraiment en toute conscience. Et en faisant ça, elle va envoyer un nouveau message conscient à son inconscient, en disant « ok, j’ai bien pris conscience de mes peurs, par exemple, je m’en libère et à la place, je travaille la liberté ». Donc, elle va faire un dessin qui représente davantage la symbolique de la liberté.

Avant que les personnes s’engagent, je leur propose de participer à un atelier découverte d’art thérapie. Il y a une partie de présentation théorique et puis une partie pratique, lors de laquelle je propose aux personnes de dessiner leur prénom.

Pourquoi leur prénom ? Parce que c’est l’identité de la personne, c’est les vibrations…comment j’entends, comment ça résonne pour moi mon prénom ? Qu’est-ce qu’il y a derrière ce prénom ? Les qualités…c’est bien de travailler sur les qualités parce qu’on a souvent tendance à travailler sur nos souffrances etc… C’est important aussi, certes de les voir dans l’instant présent parce qu’il ne s’agit pas forcément d’aller fouiller dans le passé. Ça deviendra nécessaire si la souffrance est présente.

Mais après, c’est tout un travail sur les qualités et l’ancrage des qualités. Parce qu’on met du temps à ancrer des croyances limitantes ! C’est tout un travail inconscient depuis notre plus tendre enfance jusqu’à très longtemps parfois…Donc on mettra aussi du temps à ancrer des qualités, à ancrer des croyances ressourçantes.

  • Peux-tu nous présenter l’exercice du dessin de prénom ?

Brigitte Schabaillie: Je leur donne des feuilles de dessin assez grandes (A3), une boîte de pastels secs. Et je leur propose de dessiner leur prénom.

C’est soit l’écrire avec des dessins autour ou pas, soit le dessiner aussi. C’est un travail que j’avais fait dans ma formation :

Donc je m’appelle « Brigitte » et pour moi dans « Brigitte », il y a le mot « gîte » qui révèle la maison, l’abri, le foyer, l’accueil, la chaleur, toutes les belles qualités de la maison ! La sécurité aussi, le confort. Et le « Bri » faisait penser pour moi à brillance, au rayonnement. Donc, je me suis dit pourquoi ne pas dessiner une maison, donc j’ai dessiné une maison.

C’est un exemple que je propose aux personnes, soit dessiner ce que révèle pour eux leur prénom, soit l’écrire, elles sont libres.

Pendant  15 à 20 minutes à peu près, les personnes dessinent et après je les expose, on les regarde tous et là je vais demander à la personne ce qu’elle a voulu représenter. Et puis après, moi je vais intervenir en disant « voilà, ce que moi je vois, est-ce que vous le voyez aussi ? Est-ce que ça vous parle ? Comment vous ressentez votre dessin ? Comment vous le percevez ? Est-ce que vous le trouvez triste ? Joyeux ? Est-ce qu’il y a des parties qui vous conviennent ? D’autres qui vous déplaisent ? Donc, il y a vraiment un échange, un dialogue avec la personne et ça c’est primordial.

  • En quoi cet exercice peut aider ceux qui cherchent leur passion ?

Brigitte Schabaillie: Pour trouver sa passion, donc oser exprimer qui on est vraiment finalement, ça nécessitera certainement comme l’oignon, d’ôter les épluchures petit à petit, donc nos blocages, nos souffrances, notre mal-être, nos émotions trop envahissantes…

Donc, c’est vraiment prendre conscience de tout cela pour finalement toucher le cœur de l’oignon, donc le cœur de qui l’on est vraiment, notre essence, notre quintessence.

Et là bien évidemment, avec tous ce travail évolutif, l’objectif c’est de se découvrir, certes, mais aussi pouvoir être heureux dans sa vie et donc pouvoir exprimer pleinement sa passion, la trouver et l’exprimer pleinement.

Brigitte Schabaillie: Alors, dans ce livre-là, il y a 3 parties :

  • La première partie c’est mon évolution, à travers la formation d’art thérapie évolutive que j’ai suivie pendant 3 ans, ça a été un beau travail et maintenant, je peux dire que j’ose exprimer qui je suis pleinement, de plus en plus en tout cas, il y a peut-être des petites réticences etc mais je m’affirme de plus en plus en tant que femme mature, épanouie. Donc, je pense que les personnes que je connaissais il y a quelques années verraient un changement 🙂 en tout cas moi je le sens énormément.
  • Ensuite, il y a des témoignages de personnes que j’ai accompagnées pour qui l’art thérapie les a aidé justement à oser être qui elles sont. Il y a une personne notamment qui a retrouvé du travail, elle était sous antidépresseurs, elle n’allait pas bien du tout, elle était au chômage, donc là elle a repris confiance. Tout ce travail-là, c’est vraiment permettre à la personne de retrouver la confiance en elle et l’estime de soi. Qui je suis ? Chaque personne est une personne importante et donc quand on comprend cela, c’est l’amour de soi finalement, c’est se donner beaucoup d’amour et dans cet amour de soi, je me respecte et si je me respecte j’ose exprimer qui je suis, j’ose être créatif de la vie, être acteur de ma vie. Si on ne s’aime pas, on ne peut pas aimer l’autre, on ne peut pas accompagner l’autre, on ne peut pas être à l’écoute de l’autre parce que forcément, il y aura quelque chose caché. Donc ça passe vraiment par l’amour de soi et ce n’est pas égoïste de dire cela. Parce que beaucoup de personnes me disent « mais, c’est prétentieux de dire je m’aime, c’est arrogant, c’est égoïste ! ». Mais pas du tout, je pense que c’est un inconscient collectif dans lequel on baigne bien, disant « on n’a pas le droit d’être heureux, on n’a pas le droit de s’aimer etc » mais c’est totalement faux tout cela, ce n’est pas juste !
  • Et la troisième partie, ça parle d’artistes qui se sont vraiment appuyés soit sur la musique, sur la peinture, une artiste qui crée des bijoux…ces personnes-là témoignent qu’ils se sont vraiment (après tout un travail de nettoyage, de purification) autorisés à exprimer leur passion ! Je prends l’exemple d’une jeune femme qui travaillait en tant que secrétaire (elle a fait plusieurs emplois dans les bureaux) jusqu’au jour où elle a eu vraiment des problèmes de santé et elle s’est dit « là c’est terminé, ce n’est pas pour moi, mon corps me dit.. » Le corps est bien fait ! J On dit souvent que notre corps est notre meilleur ami et c’est vraiment cela ! Etre à l’écoute de son corps c’est vraiment très important ! Et donc, elle a écouté son corps et là elle s‘est dit « là ce n’est plus pour moi ». Elle a mis du temps à se poser, à récupérer, à retrouver une bonne santé. Et c’est là où, elle a pris le temps pour elle, elle a pris le temps d’observer autour d’elle ce qui se passait et il y a eu pleins de messages autour qui sont venues vers elle et elle a découvert sa passion qui est de créer des bijoux en verre.
  • Comment tu as trouvé ta passion ?

Brigitte Schabaillie: Il y a maintenant une petite vingtaine d’années où j’ai fait une psychanalyse à titre personnel pendant 2 ans à peu près, ça m’a beaucoup apporté pour moi, et là je me suis dit « whaou c’est un super métier » et à l’époque, j’étais responsable communication en entreprise.

Ça a fait son petit bonhomme de chemin parce que 10 ans après, j’ai quitté le monde de l’entreprise parce qu’une opportunité se présentait et parce que le monde de l’entreprise n’était plus fait pour moi parce que l’entreprise dans laquelle je travaillais s’est fait racheter par une plus grosse entreprise.

Et on devient donc des exécutants, des sortes de pions, donc « prends pas trop d’initiatives, réfléchis pas trop, tu fais ce qu’on te demande de faire » ou si jamais tu as une initiative, il faut passer par 1+1 +2 +3 pour avoir un accord, donc je me suis dit « ce n’est plus ma place ».

Ce côté créatif je le sens très fort en moi en fait. Et puis, je me suis dit « pourquoi pas m’orienter vers un métier de relation d’aide ? ».

Entre-temps, on est parti un an aux Etats-Unis avec ma famille.

J’avais commencé déjà des stages de développement personnel que j’avais stoppé parce qu’on était partis aux USA. A notre retour, au bout d’un an, j’ai repris et c’est là que j’ai découvert la formation d’art thérapie évolutive qui me parlait énormément.

Donc là, j’ai appris beaucoup sur moi. Pour moi, trouver sa passion passe vraiment par une connaissance de soi pour que ce soit le plus juste possible.

Connaître ses besoins, ses valeurs et oser exprimer ses besoins, ses valeurs. Prendre conscience de tous nos blocages etc pour vraiment se dire « oui, la relation d’aide me parle beaucoup, c’est vraiment ce chemin-là que je dois prendre, maintenant sous quelle forme il va s’exprimer ? ». L’art me parlait énormément. J’ai toujours aimé beaucoup créer, quand j’étais petite fille etc. Et puis là maintenant dans l’accompagnement des personnes, je vois vraiment que je m’éclate ! Je n’ai pas l’impression de travailler ! Après tout dépend de ce qu’on met derrière le mot travail. Parce que souvent derrière le mot travail, on parle de labeur, de difficulté, il faut se lever…

Moi ce n’est pas cela, je travaille en étant passionnée, c’est ma passion et je n’ai pas l’impression de travailler comme on peut l’entendre donc quand ça procure de la joie, quand ça vibre en nous on peut se dire que là c’est juste et là on exprime notre passion !

  • Une dernière chose à ajouter ?

Brigitte Schabaillie: Je pense que l’expérience permet de confirmer si c’est juste ou pas. Il y a une expression que j’aime beaucoup c’est la magie de la vie et dans « La magie », il y a « l’Âme agit » et donc l’âme demande d’agir ! Et tant qu’on n’a pas expérimenté, tant que ça reste au niveau du mental, au niveau de l’intellect ou au niveau des lectures, ce n’est pas suffisant, il faut vraiment poser des actes !

{ 0 commentaires… add one }

Commentez cet article